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L’enfeu de l’abbaye de Blanche Couronne

en cours de restauration

La commune vient de commander, en concertation avec la direction des affaires culturelles, une étude de diagnostic et de préconisations pour l’avenir. Véronique Legoux, restauratrice en peinture murale est à pied d’oeuvre depuis une quinzaine de jours.


Ouest-France du 1er juin 2012

En 1978, des bénévoles travaillant à la mise en valeur de l’abbaye de Blanche-Couronne découvraient, une peinture murale emmurée, à côté de la porte d’accès à l’abbatiale. Les spécialistes s’accordent tous à reconnaître la rareté de cette oeuvre et la nécessité de la sauvegarder.

« Je tiens à souligner la rareté de cette oeuvre qui justifie qu’on se mobilise pour la sauvegarder », affirme la restauratrice. « Il s’agit d’un enfeu, que l’on trouve généralement à côté de la sépulture de celui qu’on veut honorer. Ici, il s’agirait, de l’abbé Réginaldus (Renaud), évangélisateur de la Gaule. La largeur de la niche est insuffisante pour que le sarcophage se trouve dessous, mais un reliquaire aurait pu y être déposé. »

En tout cas, la peinture représente sans équivoque une mise en bière. L’oeuvre est suffisamment intéressante pour que des peintres restaurateurs roumains se soient déplacés pour en faire quatre copies, quelque temps après la découverte.

La comparaison de l’état actuel avec ces relevés et des photographies prises lors de la découverte mettent en évidence le fait que la peinture s’est dégradée. « Par endroits, l’enduit peint est une véritable gaufrette qui subit les variations de température, d’hygrométrie, les courants d’air qui apportent de la poussière. Par chance, la peinture n’a pas été dégradée par les visiteurs », relève Véronique Legoux.

La commande de la présente mission a pour objectif d’établir un diagnostic et des propositions. Son coût est de 5 000 €, subventionné à 50 % par la Drac (Affaires culturelles) et 20 % par le conseil général. « Nous prendrons des décisions suite au rapport que fera Véronique Legoux mais, d’ores et déjà, nous envisageons de faire des travaux d’étanchéité par rapport aux eaux de pluie qui s’infiltrent », précise le maire.

« Dans mon rapport, je vais certainement proposer d’intégrer dans la présente mission, l’injection d’un stabilisant. Il y a urgence. Ensuite, il faudra vraisemblablement poser une vitre de protection ventilée », annonce Véronique Legoux. En attendant, la restauratrice poursuit son travail avec minutie, en posant des capteurs et en faisant des prélèvements qui seront analysés.


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