Le discours du Maire, Jacques Dalibert
Mesdames, Messieurs les conseillers Cher collègue, Monsieur le Maire de Bouée, Monsieur le président des anciens combattants, Maréchal des Logis Chef, représentant la brigade de gendarmerie de Savenay Messieurs les représentant les pompiers de Campbon, et des pompiers de Savenay Mesdames, Messieurs les présidents des associations, Chers enfants accompagnés de leurs enseignants et de leurs parents, Chers concitoyennes, chers concitoyens.
Au nom de la municipalité, je vous remercie de votre participation à cette commémoration du 67e anniversaire de la capitulation du régime nazi ce 8 mai 1945.
Je remercie particulièrement les enfants et leurs maîtresses pour leur participation à cette cérémonie du souvenir. Leur présence ce matin parmi nous, devant ce monument aux morts, témoigne d’un réel travail de mémoire accompli dans les classes et qui les accompagnera toute leur vie. Merci pour votre chant en l’honneur de tous ceux qui ont résisté et qui ont risqué leur vie, en l’honneur de ceux qui l’ont perdu, pour que nous recouvrions notre liberté.
Les enfants, nous sommes là ce matin, parce que le 8 mai 1945, il y a 67 ans, était signé à Berlin la capitale de l’Allemagne, la fin d’une guerre qui a duré 6 ans et qui a tué plus de personnes civiles que de militaires, en tout 600 000 morts en France et des millions de personnes déplacées, sans abri ni ressources. Le gouvernement allemand d’Hitler avait décidé de faire la guerre aux autres pays d’Europe pour les dominer et depuis 6 ans l’armée allemande et ses soldats semaient la terreur, emprisonnaient et tuaient tous ceux qui ne leur ressemblaient pas, les immigrés tsiganes, slaves, les juifs, les homosexuels et tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux.
Les autres pays ne se sont pas laissés faire et les ont combattu en envoyant leurs soldats leur faire la guerre, mais ils n’ont pas pu les empêcher tout de suite. De nombreux soldats sont morts à la guerre, et plusieurs étaient des jeunes habitants de notre commune de La Chapelle-Launay. Nous venons de l’entendre.
A la Chapelle-Launay aussi, les soldats allemands commandaient, à la mairie, dans les rues, les magasins, partout. Ils se sont installés dans les maisons, chez les gens, dans les écoles. Ils réquisitionnaient tout ce qu’il leur fallait, de la nourriture, des logements, des voitures, des vélos, des chevaux et des charrettes. Au début ils payaient, mais à la fin ils prenaient sans payer. Des habitants qui n’étaient pas d’accord ont été faits prisonniers, d’autres ont été tués, une maman est morte dans sa maison à la Mauricaudais atteinte par une mitraille d’avions qui se poursuivaient au-dessus de chez elle. Des soldats français et d’autres ont été emprisonnés dans un camp à la Berthelais, une cinquantaine d’autres soldats de la Chapelle-Launay ont été faits prisonniers ailleurs jusqu’en Allemagne. La plupart d’entre eux sont revenus après la guerre, mais quelques-uns sont morts dans des camps de prisonniers là-bas.
Mais après six années d’occupation, de privations, de souffrance et de terreur, l’armée allemande nazie a perdu la guerre. Et aujourd’hui, à la fois nous fêtons la fin de cette guerre et nous rendons hommage à toutes les victimes. Surtout nous sommes venus dire notre refus de voir d’autres hommes, d’autres armées, recommencer à faire la guerre encore, à imposer leur loi par la force et les massacres.
Nous sommes venus dire que toutes les femmes et tous les hommes qui ont résisté, qui ont eu le courage de combattre les soldats allemands, ont eu raison et que c’est grâce à eux que depuis 67 ans nous sommes libres.
Rassemblés devant ce monument aux morts nous célébrons cette victoire sur le fascisme et la barbarie. En réponse aux haines d’hier, des hommes de paix ont tout de suite après le 8 mai 1945, choisi l’entente et la coopération dans le respect, et pour cela ils ont voulu et décidé la construction de la communauté européenne. Nos engagements d’aujourd’hui et de demain à poursuivre dans cette voie, seront la garantie d’un avenir pacifique pour les générations futures.
Je vous invite maintenant à prendre le verre de la fraternité offert par la municipalité au café « le ph7 ».
Je vous remercie de votre participation.
Jacques Dalibert, maire








